lundi 18 septembre 2017

Randonnée de La Verrie - 17/09/2017

Malgré la pluie tombée à 6h, nous sommes bien décidés, avec Nico, d'aller faire la 26ème randonnée de la coulée verte à la Verrie.
Nous partons dès 8h, ce qui nous vaudra de prendre un peu de pluie.
Les portions sont variées entre chemins et champs privés. 😃
La boucle du 45 km nous amène sur St Laurent sur Sèvre et Barbin. 
Une randonnée bien agréable même si la pluie a rendu quelques rochers et racines glissantes...
Bilan : 46km et D+900m
Antoine

vendredi 15 septembre 2017

Les Roc'h des Monts d'Arrée - 19ème édition


Clocher Saint-Michel-Mont-Mercure

    Au mois de janvier, lorsque les inscriptions se sont ouverte, nous n'avons pas hésité à nous inscrire pour parcourir les massifs du parc régional d’Armorique. Comme à notre habitude, voulant optimiser le rapport distance VTT / distance voiture, nous nous sommes évidement inscrits sur le plus grand parcours, soit 120 km tout de même en une journée. C'était évidemment, sans se douter du temps que nous allions avoir.


Cet été, tout le monde s'est mis à l’entraînement, même ceux qui n'avaient pas roulé de l’hiver (Tortu et moi par exemple). Il y avait 2 écoles, ceux qui avaient le temps et les autres. Pour les personnes avec peu de temps, c'était du fractionné dans les alouettes ou dans les jarries. Pour les autres, c'était de nombreuses sorties de plus de 50km. Il y en a même qui sont partis en vacances à la montagne pour travailler leur condition.


Nous étions 12 à partir en week-end VTT et c'est Jean-Charles qui organisa le voyage et trouva 2 camping-cars pour 9 d'entre nous, tandis que les 3 autres partaient avec une caravane.

Nous avons fait le voyage sous la pluie et cela s’annonçait pas terrible pour le lendemain d'après la météo.



Une fois installé sur place, nous avons rapidement été chercher les plaques pour nos inscriptions et nous avons vu l'arrivé des coureurs du ROC'H & BOSSES. Ils étaient recouverts de boue. Cela annonçait la couleur.

Nous sommes alors rentrés préparer nos vélos pour le lendemain pour certain et prendre le verre de l'amitié pour d'autres ;-).

Le soir, sans surprise, nous avons mangé des pâtes... il paraît que c'est bien pour avoir des forces le lendemain ! ;-) Nous nous sommes couché tôt, avec l'impatience d'y aller.

6h30, le réveille sonna mais nous étions presque tous en train de sortir du lit avant, l'envie de rouler et aussi un peu de stresse je pense. Très rapidement, tout le monde avait mangé un petit truc et enfilé les tenues.

7h15, nous partions pour le départ. Une foule de VTT faisait de même. Tout le monde se pressait pour se mettre sur le départ. Nous sommes arrivés près de notre zone de départ. 7h30, c'était le 1er départ pour le 120 km. Nous avancions pour nous aligner sur le départ à notre tour. 7h33, nous mettions en marche les GPS pour enregistrer nos exploits. 7h34, on entendait l'annonce du beau temps le matin. 7h34 et 30 secondes, l'annonce du mauvais temps l'après-midi. 7h35, l'annonce du départ ! ça y est, on pouvait partir. Il y avait une sorte de délivrance, on a bien pris le départ et sans encombre. Reste plus qu'à rouler et se faire plaisir !



Nous sommes partis rapidement pour certains et plus modestement pour les autres (les diesels comme on dit). Il y a avait foule sur les chemins et il fallait se faufiler entre les randonneurs pour ceux qui allaient plus vite. Nous nous sommes tous attendus au premier ravito à environ 17 km 18 km pour discuter de nos premières sensations, à savoir, le sol était humide mais le temps agréable !

 
Nous sommes alors repartis franchir les ravitos. Les côtes se succédaient. C'était de grande côte souvent et de petit coup de cul parfois. En choisissant bien ses rapports, une bonne partie des chemins étaient pour le moment franchissable. Nous avons tout de même rencontré des descentes très boueuses. Il fallait être bon pilote pour éviter la chute à cause d'ornières qui emportaient le vélo tantôt à gauche, tantôt à droite. C'est ainsi que Pascal nous réalisa une magnifique chute et s'allongea littéralement dans une boue bien liquide.

12h45, nous étions arrivés au ravito 3, 51 km aux compteurs, avec une moyenne de 10 km/h en comptant les pauses. Nous avions compris qui serait difficile de faire 120 km dans la journée avec le temps menaçant qui arrivait pour la seconde moitié de la sortie. Nous avons pris le temps de manger et nous asseoir pour faire une vraie coupure. On avait des galettes à déguster ! 

13h30 environ, nous sommes repartis, en forme pour la plupart. Les kilomètres défilaient et le temps noircissait. Nous nous approchions du mont d'Arrée. Nous étions sur une ligne droite en faux plat montant avec le mont d'Arrée sur notre gauche. De petites pluies se faisaient sentir alors. Nous avons alors tourné à gauche, directement face au mont d'Arrée. Le chemin devenait alors plus raide et la pluie plus forte. Nous avons rejoint une route goudronnée pour la dernière partie de l’ascension. Nous nous sommes alors arrêté pour mettre nos imperméables. Le redémarrage se faisait alors avec un fort vent de face et la pluie. Enfin, nous sommes arrivés en haut. Nous avons alors pris une petite photo rapide et nous repartions.

Nous nous sommes alors élancés dans la descente. Les bourrasques de vent nous ont littéralement propulsé. Il fallait jouer du frein. Nous avons continué dans un chemin, au travers d'une végétation type garrigue. Cela commencé à être de plus en plus difficile avec beaucoup d'ornières rendues glissantes avec l'eau. Les chutes commençaient d'ailleurs à se multiplier.

Nous continuions alors en passant chemin, route et forêt sous la pluie drue qui ne s’arrêtait plus. Les chemins sont alors devenus boueux, très boueux. Certains sont devenus impraticable et des contournements par les champs étaient parfois mis en place.


70 km, nous arrivions à la boucle pour faire 120 km. Il était 15h30, la boucle était fermée par les organisateurs à cause de notre retard. A notre allure, nous serions arrivés vers 21h00. Nous avons donc filé vers le ravito suivant. Une côte interminable nous attendait. Un chemin traversant la végétation basse qui par temps sec était probablement un régal mais très difficile par nos conditions.

Ravito 5, 75 km, nous sortions enfin de ce chemin interminable. Il était proposé de rentrer par la route et c'était le sujet de discussion de beaucoup de monde. Continuer ou couper ? 30 km par les chemins, environ 3h00 ou 18 km par la route, 1h30 max. Nous avions tous froids. Nous étions complètement trempés. Il y avait beaucoup de fatigue pour certain. Le groupe s'est divisé en 2. 3 seulement continuaient.

Par les chemins, des singles pleins d'ornières glissantes nous attendaient encore. Les chutes continuaient pour certains. D'autres, grâce à des remontants repartaient en pleine forme. Nous sommes alors de nouveau arrivés au croisement d'une route et 2 d'entre nous avons pris la décision de rentrer par la route. 15 km tout de même pour 25 km par les chemins. Sam, le seul téméraire continua sur les chemins.


95 km, 17h30, 7h00 de déplacement, 1930m de dénivelé positif, nous étions alors arrivés à Huelgoat. Nous sommes montés sur le podium mais il n'y avait plus personne pour nous accueillir. Le temps avait fait partir tout le monde.

105 km, 19h30, Sam arrivait lui aussi, fier d'avoir était au bout sans prendre de raccourcis.


Le soir, on se retrouva tous pour faire un barbecue et refaire la course encore et encore autour de quelques bières bien méritées.




Sportivement,
Kévin.

 

lundi 21 août 2017

Ma première « ascension » en vélo…le col du Portet (à plus de 2200m, au départ de St Lary Soulan)




Eté 1985, c’était les vacances à Cauterets, j’avais mon vélo « demi-course » Motobécane, j’écoutais Live is Life avec mon Walkman… et j’ai voulu faire du vélo en montagne : vers le pont d’Espagne. Dès le premier lacet, c’était éprouvant, pas de souffle, pas la capacité à pédaler avec ce dénivelé Pyrénéens. STOP. J’ai pris toute la mesure des performances des coureurs cyclistes qui avalent les cols.

21 août 2017 : j’ai un peu d’expérience, 10 ans de VTT derrière moi. Me voilà à Saint Lary, pour courir le Grand Raid Pyrénéen. J’ai aussi mon VTT, cela peu servir pour aller chercher le pain ou pour me rendre au départ du Raid.

Me voilà aussi avec une envie de pédaler : un peu de recherche sur internet et je tombe sur un article qui présente le col du Portet (blog Jeanmimi) : le col Pyrénéen qu’il faut gravir de préférence en VTT, car la route n’existe qu’en partie sur les 8 derniers km.

Départ vers 8h du village vacances : mon VTT n’a même pas eu droit à un graissage, traversé de Saint Lary, puis voilà Vignec et cette redoutable ascension 9 à 10% pendant une quinzaine de km.
Mais la « pente » est plutôt régulière, cela permet de trouver le bon rythme : j’abandonne le plateau intermédiaire pour prendre le petit et un pignon du milieu : la chaine se fait silencieuse, signe d’une certaine efficacité. Au compteur, je vois ma vitesse moyenne : autour de 9km/h. Le souffle est bon, la relative fraicheur matinale est agréable. C’est les muscles de mes fessiers qui sont sollicités de manière inhabituelle : ça chauffe. C’est peut-être la conséquence de mon absence d’entrainement : moins de 500km depuis le début de l’année en vélo (mais plus de 1000km en course à pied !).

Chaque 1000 mètres, un panneau annonce le km suivant, l’altitude et le pourcentage… 9%, 8%, 10%

J’arrive au village de Soulan : premier vélo rencontré de la journée (et ce sera le seul dans la montée !). Se désaltérer, quelques photos, repartir.

 

Puis arrive le choix entre le Pla d’Adet et la route du col de Portet : je confirme, malgré l’annonce de 8km d’ascension avant le col.

Dès les premiers lacets, la route bitumeuse laisse sa place à une pseudo route caillouteuse sur une bonne parie de l’ascension. C’est long, les fessiers chauffent… je fais un arrêt pour faire une photo.


Des voitures me doublent et me laissent un nuage de poussière : le côté désagréable de cette « piste ». Puis j’aperçois la fin de l’ascension, cela donne du courage, un peu anxieux, j’aperçois le tunnel sombre de la fin du parcours : j’y arrive et m’engage derrière une voiture au milieu du bétail qui squat le tunnel pour sa fraicheur. Il fait noir, je n’ai pas d’éclairage… mais ce n’est pas long.



Puis le dernier lacet, piste caillouteuse et pente plus importante : arrivée au col. C’est moche : des voitures, des équipements pour les remontées mécaniques. La suite de la piste est interdite aux VTT.

Je m’éloigne pour me restaurer et faire quelques photos d’un peu plus haut : très joli panorama en s’éloignant du col.
 

Le retour est génial : à fond en VTT sur la piste, puis sur la route, des virages et des relances, des pointes à 70km/h avec mon vieux 26 pouces, des freinages appuyés mais sans risque. J’ai aussi doublé quelques voitures, mais ne le répétez pas. J’ai croisé quelques vélos.

Si vous aimez, la montagne et gravir des cols, le Portet, c’est dur, ludique… du plaisir. Le prochain défi sera peut-être d’enchainer plusieurs cols. ;-)




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Pat'